Notre projet repose sur une ambition centrale : créer au Québec un chantier naval patrimonial vivant, ouvert au public, consacré à la reconstruction d’un grand vaisseau historique.
Nos recherches portent actuellement sur trois vaisseaux remarquables : le Bienfaisant, vaisseau de 64 canons toujours au cœur de notre démarche, le Castor vaisseau de 26 canons construit en 1745 et le vaisseau Québec détruit sur le chantier naval a Québec en 1745
Ces trois navires témoignent de pages différentes, mais complémentaires, de notre histoire maritime. Les recherches historiques et techniques en cours permettront de déterminer lequel pourra être reconstruit dans les meilleures conditions.
Au-delà du choix du navire, notre objectif demeure le même : transmettre les métiers traditionnels, faire revivre le patrimoine naval et offrir au public un grand chantier culturel, éducatif et touristique.
Le Bienfaisant est un vaisseau français de 64 canons construit à Brest au XVIIIᵉ siècle par le constructeur naval Jean Geoffroy.
Sa reconstruction constituerait un projet maritime exceptionnel : un grand chantier patrimonial ouvert au public, permettant de suivre toutes les étapes de la naissance d’un vaisseau, depuis la préparation du bois jusqu’à sa mise à l’eau.
Une fois construit, le Bienfaisant pourrait devenir un navire ambassadeur du Québec et du Canada, participer à de grands rassemblements maritimes et accueillir des activités de formation, de transmission et de découverte.
Le Bienfaisant demeure pleinement au cœur de notre projet. Les recherches se poursuivent actuellement afin de retrouver et de réunir les plans historiques nécessaires à une reconstruction fidèle.
Le Caribou est un vaisseau de 52 canons construit à Québec en 1744 sous la direction de René-Nicolas Levasseur, maître constructeur des vaisseaux du roi en Nouvelle-France.
Sa construction témoigne du savoir-faire exceptionnel développé sur les rives de la rivière Saint-Charles au XVIIIᵉ siècle. Elle rappelle qu’avant de devenir un grand port commercial, Québec possédait déjà la capacité de construire d’importants navires de guerre.
La reconstruction du Caribou permettrait de faire renaître au Québec un navire directement issu de son histoire. Le chantier deviendrait un lieu vivant où le public pourrait découvrir les charpentiers de marine, les techniques traditionnelles et l’histoire de la construction navale en Nouvelle-France.
Le Caribou fait actuellement l’objet de recherches historiques et documentaires. Cette nouvelle piste est étudiée parallèlement au Bienfaisant, sans remplacer celui-ci.
Vaisseau de 52 canons — Construit à Québec en 1744 — Nouvelle-France
Le Bienfaisant , le Caribou , le Castor, le Québec représentent plusieurs possibilités de reconstruction, mais une seule ambition les réunit : créer au Québec un grand chantier naval patrimonial vivant.
Le choix définitif du vaisseau devra reposer sur la disponibilité des plans, la faisabilité technique, les moyens financiers et l’appui des partenaires et des institutions.
Cette démarche est évolutive. Nous souhaitons réunir historiens, chercheurs, architectes navals, charpentiers de marine et citoyens afin d’approfondir les connaissances disponibles et de bâtir un projet solide, crédible et rassembleur.
Vous possédez des documents, des plans ou des informations concernant le Bienfaisant, le Caribou n le Castor, le Québec ou la construction navale en Nouvelle-France? Nous vous invitons à communiquer avec nous.
Parmi les navires historiques envisagés pour le projet, Le Castor occupe une place particulière.
Contrairement au Bienfaisant, construit à Brest, le Castor est directement lié à l’histoire maritime de Québec. Cette frégate de la Marine royale française fut conçue par René-Nicolas Levasseur et construite par les artisans du chantier naval royal établi sur la rivière Saint-Charles.
Lancé à Québec le 16 mai 1745, le Castor était une frégate d’environ 26 canons. Sa construction mobilisa de nombreux métiers et des ressources provenant de la Nouvelle-France : maîtres charpentiers, scieurs de long, calfats, forgerons, poulieurs, cordiers, voiliers, fournisseurs de bois et ouvriers du chantier.
Reconstruire le Castor permettrait donc de faire revivre un navire authentiquement né à Québec et de raconter l’histoire des femmes et des hommes qui participèrent au développement de la construction navale dans la colonie.
Le Castor possède plusieurs qualités qui en font un candidat particulièrement intéressant :
il fut construit et lancé à Québec;
il est directement associé au chantier naval royal de la Nouvelle-France;
il représente le savoir-faire des artisans canadiens du XVIIIᵉ siècle;
sa taille serait plus accessible que celle d’un grand vaisseau de 64 canons;
son nom évoque immédiatement l’histoire du Canada et le commerce des fourrures;
il offrirait une identité forte, facilement reconnaissable par le public;
sa reconstruction pourrait s’appuyer sur les archives françaises et canadiennes ainsi que sur l’étude de frégates contemporaines comparables.
Le Castor pourrait devenir le symbole d’une renaissance de la construction navale patrimoniale à Québec.
Sa reconstruction ne consisterait pas seulement à reproduire un ancien navire. Elle permettrait de redonner vie à un chapitre important de l’histoire de la capitale, de transmettre des savoir-faire et de rendre hommage aux artisans qui construisirent autrefois des navires sur les rives de la rivière Saint-Charles.
Le choix du Castor ne remet pas en question le projet des autres vaisseaux.
Les quatres navires représentent deux dimensions complémentaires de notre histoire maritime :
Le Bienfaisant, grand vaisseau de 64 canons, incarne l’ambition d’un grand voilier québécois capable de naviguer et de représenter le Québec lors des rassemblements maritimes internationaux.
Le Castor, frégate construite à Québec, incarne l’histoire locale, le chantier naval royal et le savoir-faire développé en Nouvelle-France.
Le Caribou ou Le Québec.
L’étude de faisabilité, la disponibilité des plans, le lieu d’implantation, les partenaires et les moyens financiers permettront de déterminer lequel de ces navires pourrait être reconstruit.
Dans les deux cas, la vision demeure la même : créer au Québec un chantier maritime vivant, ouvert au public, consacré à la transmission des métiers traditionnels et à la construction d’un grand voilier patrimonial.
Mise en chantier en 1756, la frégate Québec devait être le dernier grand bâtiment construit par le chantier naval royal de la Nouvelle-France. Prévue pour porter une trentaine de canons, elle succédait à l’Abénaquise, remarquable frégate lancée à Québec la même année.
Sa construction fut cependant ralentie par la guerre de Sept Ans. Le bois, les ouvriers et les charpentiers furent réaffectés à d’autres travaux militaires sur les lacs Champlain et Ontario. René-Nicolas Levasseur, directeur du chantier royal, écrivait alors que la frégate ne pourrait pas être achevée aussi rapidement que prévu.
En 1759, lorsque Québec tomba aux mains des Britanniques, la coque de la frégate se trouvait toujours sur sa cale au chantier du Cul-de-Sac. Elle ne fut jamais terminée et ne connut jamais la mer. Son histoire s’arrêta avec la fin de la Nouvelle-France et la disparition du chantier naval royal.
Aujourd’hui, achever symboliquement cette construction constituerait un hommage exceptionnel aux charpentiers de marine, calfats, forgerons, sculpteurs, voiliers et autres artisans qui ont fait de Québec un important centre de construction navale.
Reconstruire la frégate Québec, ce serait reprendre un travail interrompu il y a plus de deux siècles et demi. Ce serait offrir aux Québécois le navire que leurs ancêtres n’ont jamais eu la possibilité de terminer et faire naviguer leur savoir-faire sur le Saint-Laurent et sur les mers du monde.
Une histoire interrompue en 1759… que le Québec pourrait enfin reprendre et achever.
Les archives confirment que la construction avait dû être abandonnée temporairement faute d’ouvriers et de matériaux, puis que la coque demeurait inachevée sur la cale du Cul-de-Sac lors de la chute de Québec. Elles ne permettent toutefois pas d’affirmer qu’elle fut incendiée ou détruite pendant le siège.